La Sucrette en ce moment est dans une phase un peu compliquée pour ce qui est des repas.
Pour les légumes, elle ne jure plus que par les petits pois qu'elle va même jusqu'à gober alors qu'ils sont encore surgelés. Pour la viande, on oublie poulet, dinde, boeuf et poisson puisque seul le porc sous forme de jambon est toléré.
Par contre en matière d'alimentation sucrée, aucune difficulté. La Miss engloutit pour son petit déjeuner des biscuits avec des enrobages de chocolat comme une vraie goulue. Avant même d'en avoir terminé un elle réclame entre deux mastications "colat-colat" pour bien nous faire comprendre qu'elle remettrait bien ça, voyez-vous.
Hors de question de les lui interdire mais la dose maximale autorisée est deux et terminé.
Est-ce que ça dure longtemps ce refus d'une alimentation équilibrée?
En attendant, la Sucrette nous fait de jolies moues de sa bouche chocolatée.
"Il s’appelle Chien Pourri. Il sent la sardine, il est couvert de puces, et son pelage ressemble à une vieille moquette râpée. Pour ne rien arranger, il est aussi bête qu’il est moche.
Un jour, il décide de courir le vaste monde à la recherche d’un maître. Il rêve de su-sucres, de ba-balles. Il aimerait tant faire le beau pour quelqu’un. Car Chien Pourri n’a pas que des défauts, il a aussi du coeur.
Hélas, les gentils maîtres ne courent pas les rues, et le vaste monde se révèle truffé de pièges. Chien Pourri trouvera-t-il malgré tout le maître de ses rêves ?"
Voilà un bouquin qui se lit d'une traite tant le style est fluide et l'antihéros au pelage mité et puant totalement attachant. Un chien que la vie n'a pas gâté mais qui par sa naïveté touchante espère des jours meilleurs auprès d'un maître aimant qui lui donnera sans compter des su-sucres. Une histoire au trait souvent réaliste qui tend à démontrer qu'en toute circonstance il faut garder espoir car avec un peu de chance, un heureux concours de circonstance, on peut sortir de son quotidien de poubelle et goûter une vie plus belle.
L'écriture de Colas Gutman est juste sans se départir d'une bonne dose de sens comique (le coup de la pompe à vélo pour regonfler son ami justement nommé Chaplapla est désopilant). Tant est si bien qu'on devient accro à ce chien à l'apparence pourtant rédhibitoire et à la bêtise crasse.
On se reconnaît tous un peu dans sa quête du bonheur et son obstination (même si elle est liée à sa bêtise) nous laisse à penser qu'avec une bonne dose de volonté on peut espérer y arriver.
N'oublions pas la patte du dessinateur, Marc Boutavant, dont les illustrations délicieusement rétro donnent un charme fou à ce toutou au pelage à trous.
Habituellement la Sucrette a droit à sa balade quotidienne avec sa Mamie. Question de s'aérer, de voir autre chose que sa chambrette ou le salon de la maison.
Oui mais voilà; avec ce temps épouvantable qui n'en finit pas de s'abattre sur nos têtes et nos poussettes, super Mamie, qui parfois parvient à passer entre les gouttes, préfère faire l'impasse pour rester au sec quand c'est par seaux d'eau que les nuages s'expriment.
Heureusement pour la Sucrette et Mamie, les éditions Lito sont des champions des cahiers et blocs d'activité pour nos miniatures.
Certes, dans l'absolu la Sucrette est encore un peu petite pour parfaitement maîtriser les activités proposées mais alors qu'est-ce qu'elle s'éclate avec ces blocs! Pour ce qui est du coloriage, cela s'apparente évidemment à du gros gribouillage mais ça lui permet de reconnaître les animaux ou objets présentés. Et puis, pour son sens artistique, même si nous sommes encore loin d'une reproduction du Titien, la laisser partir dans son interprétation toute personnelle des couleurs et des contours, c'est idéal!
La différence des blocs proposés par Lito pour les tout jeunes enfants, c'est ce pourtour épais et pailleté en relief qui permet de ne pas dépasser. Les artistes en herbe échappent ainsi à la frustration du débordement non maîtrisé. Bon ok, pour la Sucrette, je vous l'accorde, ce n'est pas encore ça. Et puis super Mamie joue aussi du crayon pour aider la miss d'où le rouge de la carrosserie de ce superbe véhicule qui se trouve effectivement à l'intérieur du dessin (de même pour le vert du pneu).
Quoique pour certains je me rends compte que le résultat est probant. La Sucrette n'a pas été aidée (je vous laisse admirer les couleurs de la parure de sa grenouille) et n'a pas beaucoup débordé. Comme quoi ces gros contours, ça aide drôlement! Elle est pas belle sa grenouille à ma fille, hein!
Plus encore que les coloriages, le dada du moment pour ma Sucrette ce sont les autocollants. Elle adore pouvoir les décoller seule et créer des univers originaux.
Elle peut créer à l'envi des personnages à son goût, façonner leur environnement. Ce plaisir de pouvoir inventer un univers semble vraiment la ravir. La Sucrette vous montre ici comment se présente l'une des planches des éléments à coller. Ici, le bloc des danseuses.
Et voilà le début de l'une de ses sublimes réalisations... bon, j'avoue que la danseuse ici présentée a tout de même fini à l'état de cyclope même si ma fille a eu la générosité de l'affubler d'une robe.
Et voici un petit aperçu des quelques mignonettes en tutu et autres jupettes virevoltantes qu'il est possible de créer.
Dans la même collection, on trouve également 8 poneys à réaliser. Pour celles qui auraient des bouffées de nostalgie en repensant aux petits poneys de leur enfance, ce bloc est tout trouvé.
Bref, en cas d'intempéries ou tout simplement pour occuper sa progéniture, ces blocs Lito sont pour nous désormais des incontournables!
Veuillez excuser la Sucrette mais elle a des autocollants qui l'attendent. Alors, salut!
Au collège (en 6e pour être exacte), mon prof de français nous avait proposé un jeu pour inventer des mots-valises. Pas très en verve ce jour-là, je n'avais poussé la performance que jusqu'à un piteux "mathématichien". Par contre, une de mes copines de classe avait pulvérisé tous les records en se fendant d'un démentiel "presbyterroriste" (audacieux enfant de choeur qui faisait sauter des pétards bidouillés à sa façon dans le jardin du presbytère).
C'est cette anecdote qui m'est revenue en lisant "le Tamanoir hanté" d'Alice de Poncheville. Ce divertissant petit bouquin fourmille en effet d'une ribambelle de mots-valises pour nommer les animaux de la forêt de Forêveuse : Sourigolote, Hermine-de-rien, Furétourdi, Blaireau-de-cologne,
Pivert-de-rage, Hérissongeur, Renarnaque, Crapaud-potin, Rat-bat-joie,
Hibouché, Lapinailleuse, Chat-touilleur, Castoriginal et j'en passe.
Mais bien loin de rire au moment où démarre l'histoire, toute cette bande d'animaux aux noms rigolos s'apprête à se lancer dans une enquête de la plus haute importance puisque leur sommeil en dépend. En effet, depuis quelque temps, toutes les nuits,
de terribles cris les empêchent de dormir. Plus encore que la peur, c'est la fatigue qui pousse à bout les habitants de la forêt. Les dix-huit petits de
Sourigolote pleurnichent de fatigue et épuisent leur mère.
Hermine-de-rien a de grandes cernes qui salissent sa belle fourrure.
Pivert-derage menace de déménager. Seul Loubliette, le loup qui n’a pas
de mémoire, a oublié ses problèmes d’insomnie. Comme si cela ne
suffisait pas, les fourmis se déchaînent et piquent à tout va.
Tous les animaux décident de mettre leurs efforts en commun pour découvrir le fin mot de l'histoire et mettre un terme définitif à leurs maux nocturnes. Bien que très différents les uns des autres (la bande ainsi constituée est très hétérogène), tous décident de se tenir les coudes pour atteindre leur objectif commun : mettre la patte sur cet empêcheur de ronfler en rond et faire en sorte que Forêveuse mérite à nouveau son nom si évocateur. Dévorés par les fourmis, épuisés et fourbus, les animaux vont mener une enquête rocambolesque au dénouement pour le moins inattendu !
Voilà une histoire loufoque et amusante, qui tout en démontrant les bienfaits de la solidarité au-delà de la différence, embarque aisément les petits comme les grands.
Je me souviens de mon frère qui, petit, vouait une adoration à tout ce qui touchait au monde de le ferme. Je me souviens parfaitement de sa ferme Fisher Price, devenue très prisée aujourd'hui comme jouet vintage. Je me souviens de son inénarrable jeu de 7 familles dans laquelle était figurée une famille d'agriculteurs où le papa chevauchait fièrement son tracteur rouge rutilant.
Je ne sais si quelque chose de similaire est en train d'arriver à ma Sucrette mais la voilà raide dingue d'un album d'autocollants proposé par les éditions Lito et qui permet aux minots de s'amuser à créer des engins agricoles en situation.
Ma Sucrette s'éclate à bidouiller à sa sauce toute personnelle une moissonneuse-batteuse, des tracteurs et autres camions dans des décors de campagne.
Elle nous colle poules et chats un peu partout dans la maison mais son dévolu semble définitivement se porter sur les grosses roues à gros crampons de tous ces véhicules.
Elle est capable le matin de bouder son petit déj' pour admirer son nouveau précieux.
Dois-je lui expliquer dès aujourd'hui que l'agriculture intensive ne nourrit plus son homme et que le bio, pour en vivre, c'est pas forcément du gâteau?
J'vas aller lui chercher son album de princesses! Non, mais!