La Tête dans les Étoiles

Le blog d'une maman mais pas que...


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Le monde merveilleux des Bisounours (love inside)

Isabelle dans les étoiles ● mardi 31 janvier 2012

Je me rends compte aujourd'hui que sur ce blog je n'ai jusqu'à présent rédigé aucun billet acide, sarcastique ou même seulement désabusé concernant ma Sucrette.

À me lire on pourrait presque prendre mes écrits pour une espèce d'apologie de la maternité. Je sais que cela peut en surprendre plus d'une ou plus d'un. En tout cas, moi, je suis bien la première étonnée de cet état dans lequel je me trouve lorsque mes yeux se posent sur ma petite merveille.

Moi qui étais convaincue qu'à défaut d'être une bonne mère, je serais sans aucun doute une mère médiocre. Moi qui craignais de ne pas me montrer très aimante, je dois batailler pour ne pas tomber dans la dérive de la surprotection. Moi qui pensais qu'avoir un enfant, ça ne serait pas une sinécure, je dois dire que même si cela n'est pas toujours simple et que j'aimerais parfois avoir un peu plus de temps rien que pour moi, j'adore cette relation qui se construit jour après jour entre elle et moi.

Si ma fille n'est pas là pour panser les blessures de mon enfance, car ce n'est pas son rôle, elle me révèle sous mon meilleur jour. Elle me fait m'accepter telle que je suis et me permets de prendre conscience du fait que je suis une bonne personne.

Sentir qu'elle compte sur moi pour la protéger, sentir qu'elle attend mes bras pour lui permettre de prendre appui sur ses petites jambes raidies dans l'effort, sentir que sa confiance est sans bornes, ça me permet de grandir et me donne cette assurance qui m'a toujours fait défaut.

Je ne sais combien de temps durera cet état de grâce, mais pour l'instant, je vis au Pays des Bisounours.


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Ma déclaration d'amour à Bertrand Betsch

Isabelle dans les étoiles ● lundi 30 janvier 2012

Que celles et ceux qui connaissent ma Plume, alias Chéribi, se rassurent, il n'y a pas d'eau dans le gaz entre nous et la déclaration d'amour du titre est de nature artistique.

Bertrand Betsch est un chanteur français très injustement méconnu et à ma bien dérisoire petite échelle, je veux aujourd'hui réparer cette flagrante injustice.

Photographie de Amanda Minazio pour Grand Travers

Personnellement je ne suis pas une adepte des artistes les plus médiatisés de cette nouvelle scène française dont on nous rebat les oreilles dans les magazines, sur les ondes ou à la télé. Bénabar, j'en peux plus de son inconsistance, Cali m'insupporte et je cherche encore le talent de Renan Luce.

J'avoue mon intérêt pour les chanteurs qui ont une véritable exigence littéraire dans l'écriture de leurs textes, ces chanteurs que l'on qualifie, à mon sens à tort, de "minimalistes" et qui naviguent sur le lac de la mélancolie.

Pour autant je n'aime pas non plus Vincent Delerm, qui m'emmerde, ni Biolay que je préfère en tant qu'acteur...

Mon coeur va à Arman Méliès, Claire Diterzi ou Florent Marchet. Mais par dessus tout, ceux que j'affectionne plus que les autres sont Dominique A et Bertrand Betsch.

Ce qui est amusant c'est que j'ai abordé chacun par leur chanson la plus accessible si je puis dire. Accessible parce qu'à la mélodie entraînante, aux paroles plus légères... en apparence seulement. Pour Dominique A, ce fut "Twenty Two Bar", pour Bertrand Betsch, "Pas de bras, pas de chocolat".

Mais autant Dominique A bénéficie d'une renommée et d'une reconnaissance qui font qu'on dit souvent de lui qu'il fut l'un des fondateurs de la nouvelle scène française au début des années 90, autant le nom de Bertrand Betsch n'évoque rien à nombre d'entre nous. Même si l'album "Pas de bras, pas de chocolat" lui a permis de connaître sa petite heure de gloire grâce à sa nomination au Prix Constantin de 2005, aujourd'hui, il semble être retombé dans l'oubli. Tant et si bien qu'en 2010, pour gagner sa croûte, il réalise un an d'intérim comme ouvrier non qualifié dans un entrepôt de la grande distribution du livre; tant et si bien que la quarantaine venue, ne trouvant pas son public, il a bien failli plaquer sa carrière artistique; tant et si bien qu'encore aujourd'hui, après avoir sorti "le Temps qu'il faut", pour produire son prochain album, il a été dans l'obligation de lancer un appel à contribution par le biais de son site internet.

Est-ce parce que nous vivons à une époque où tout se consomme que l'on passe à côté de l'originalité et du talent? Tout le monde écoute la même chose et personne ne prend la peine d'être encore curieux.

C'est bien facile de faire l'éloge de pitoyables chansons d'amour ou de médiocres rengaines qui se prétendent manifestes anti-bling-bling en cette période de crise. Oui, j'assume, pour moi, Christophe Maé ou Zaz produisent de sombres merdes et sont grassement payés pour ça.

Betsch me fait penser à un héros littéraire du 19e siècle qui n'a pas été épargné par l'existence. Alcool et maladie (il a failli perdre sa voix) ont fait partie de sa vie et il n'hésite pas à en faire état dans certains de ses textes. Il prétend également ne pas avoir souvenir de son enfance et ne se rappelle d'épisodes de sa vie qu'à partir de ses 10 ans.

Betsch souffre sans doute de sa réputation de "looser magnifique". Bel oxymore  pour qualifier cet auteur de morceaux mélancoliques à la subtile poésie filée d'humour noir. Certains diront que son pessimisme pathologique équivaut à un suicide artistique librement consenti: "Je suis peut-être un raté, mais ce ratage est réussi" (extrait de "les Mots ont leur importance"). Mais, personnellement, c'est pour cela que je l'aime. Parce que ses textes mêlent les grands thèmes que sont la vie et la mort, l'amour et l'enfance, le tout balayé par le temps qui passe inexorablement. Parce que ses textes questionnent le sens de l'existence avec douceur et amertume, entre romantisme et doux cynisme. Parce que ses textes de plus en plus limpides et épurés révèlent un homme à l'écriture ciselée, presque féminine entre fragilité et langueur, entre émotion et pudeur.

Betsch, aujourd'hui, s'il est toujours mélancolique, a retrouvé le goût d'écrire et de faire partager ses textes qui portent ses réflexions sur la vie. Une chose est sûre, il semble aujourd'hui vouloir devenir maître de sa existence et prendre son destin en main.



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Winter Photography #5

Isabelle dans les étoiles ●

Bel effet visuel avec cet oiseau rouge au coeur d'une forêt enneigée. 

Ce cliché est l'oeuvre d'un photographe québécois de Montréal qui se fait appeler bomobob. Passionné par la photographie depuis le début des années 60, il a déjà présenté son travail lors d'expositions et a été primé.

Ses tirages sont disponibles dans sa boutique sur Etsy ici. Il est aussi possible de visiter son blog: http://bomobob.blogspot.com/

bomobob "Snowbird"

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Une légende de la maternité : "Le lait de la mort"

Isabelle dans les étoiles ● samedi 28 janvier 2012

Ce matin, alors que ma Sucrette n'est pas encore réveillée et qu'elle aura dormi d'une traite depuis hier soir 21h30, je me retrouve la poitrine engorgée en raison de cette absence de la tétée qui coupait la nuit en deux.

C'est maintenant, la poitrine douloureuse, que je me remémore un texte lu en cours de Français lorsque j'étais au collège et que je n'avais nullement su goûter à l'époque.

Il s'agit d'une nouvelle intitulée "le Lait de la mort" extraite du recueil "les Nouvelles orientales" de Marguerite Yourcenar.

La trame reprend une ancienne ballade balkanique qui dérive d'une légende albanaise.

Alors que trois frères construisent une tour pour guetter l'ennemi turc, celle-ci ne cesse de s'effondrer. Plutôt que d'envisager les raisons de cette destruction récurrente comme dues à une éventuelle mauvaise disposition du terrain, à l'insuffisance du ciment qui lie les pierres ou à la façon de procéder de la part des trois ouvriers, les croyances locales laissent entendre "qu'un édifice s'effondre si l'on n'a pas pris soin d'enfermer dans son soubassement un homme ou une femme dont le squelette soutiendra jusqu'au jour du Jugement Dernier cette pesante chair de pierres".

Les trois frères commencent donc à songer à qui ils pourraient bien emmurer vivant afin que leur tour tienne debout. Ils décident que celle de leurs épouses qui apportera le repas du lendemain sera désignée par le sort. L'aîné espère secrètement que ce sera sa femme car il ne l'aime pas et souhaite qu'elle meure pour qu'il puisse se remarier. Le second fait en sorte que son épouse reste à la maison sous un faux prétexte. Le cadet, désireux de ne pas trahir la parole donnée à ses frères, ne prévient pas sa femme. Poussée par ces deux belles-soeurs, c'est cette dernière qui arrive le lendemain pour porter le repas aux travailleurs. 

Désespéré, le cadet supplie ses frères de lui laisser la vie sauve mais ceux-ci le tue. Acceptant alors son sort, la jeune femme demande aux frères de pratiquer une ouverture pour que, ses seins ainsi accessibles, son enfant puisse continuer à boire son lait trois fois par jour et une autre au niveau de ses yeux afin qu'elle puisse le voir.

Alors que son souffle s'éteint, que les battements de son coeur s'espacent et que ces yeux deviennent deux orbites vides, la poitrine nourricière demeure intacte et durant deux années le lait coule des seins de la jeune femme jusqu'à ce que l'enfant, sevré, se détourne lui-même de sa mère.

Musée Rozafa - Château de Shkodra

À l'époque de ma découverte de ce recueil, ce n'est pas "le Lait de la mort" qui retient mon attention mais la nouvelle intitulée "la Veuve Aphrodissia". L'histoire narrée dans cette dernière fait état d'une femme mariée éprise d'un brigand alors que les convenances sociales s'y opposent. Mon intérêt d'adolescente est plus facilement attiré par cette histoire de passion que par celle qui met en lumière l'instinct maternel.

Aujourd'hui que je suis mère, aujourd'hui que j'allaite, cette légende raisonne profondément en moi. La nouvelle de Yourcenar, si elle fait état du triple rôle de la femme (femme, épouse et mère), s'attarde sur l'amour maternel.

Peut-être en raison du décès de sa propre mère quelques jours après sa naissance, l'auteur semble s'être construit une image quelque peu mythique de la mère des temps anciens en opposition avec celle qu'elle semble avoir de ses contemporaines qu'elle qualifie de "dure(s) comme la glace d'une vitrine".

La jeune femme présentée ici est l'image même de la mère idéale. Elle a enfanté et elle materne son enfant auquel elle est dévouée; dévotion clairement symbolisée par l'allaitement qu'elle souhaite poursuivre alors même qu'elle sera emmurée. Dans cette nouvelle, le lait se fait symbole de la vie : "Tant qu’il me restera quelques gouttes de vie, elle descendront jusqu’au bout de mes deux seins, pour nourrir l’enfant que j’ai mis au monde, et le jour ou je n’aurais plus de lait, il boira mon âme". Ce geste d’une mère qui se préoccupe du devenir de son enfant alors même qu'elle est condamnée à mourir montre une mère débordant d’amour pour son petit, à la frontière de l'amour maternel et de l'amour passionnel. 

Certes, aujourd'hui, on pourrait presque avoir une lecture pro-allaitement de ce texte surtout que Yourcenar, dans la première  partie de sa nouvelle, critique ouvertement les femmes qui semblent vouloir s'affirmer comme femme plutôt que comme mère: "Ma mère est belle, mince, maquillée, dure comme la glace d’une vitrine. Que voulez-vous encore que je vous dise ? Quand nous sortons ensemble, on me prend pour son frère aîné". Ces propos, clairement misogynes, sont certainement à mettre sur le compte de l'absence de figure maternelle dans la vie de l'écrivain (bien qu'il semble qu'il y ait tout de même eu un substitut maternel dans son enfance). De cette absence sont sans nul doute nés une souffrance et un désir de pallier à ce manque en idéalisant la figure maternelle.

Plutôt que de tenter un énième débat sur le pour ou le contre de l'allaitement (car chacune fait comme elle l'entend, l'attachement ne tient pas à un sein), ce qui m'a touchée dans cette nouvelle c'est l'amour inconditionnel de cette mère pour son enfant. Une fois morte, elle n'aurait pas su ce qu'il allait advenir de son fils et elle n'aurait pas eu à subir les affres de la culpabilité. Malgré cela elle pense à assurer la survie de son petit au-delà de sa propre mort. Mourante, elle chante des berceuses à son fils pour faire en sorte qu’il dorme et qu’il ne pleure pas pour elle. Entièrement dédiée à son enfant, elle mourra aussitôt qu'il n'aura plus besoin d'elle...

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Caresse du soir... espoir

Isabelle dans les étoiles ● vendredi 27 janvier 2012

Depuis mercredi soir, la Sucrette dort seule dans sa petite chambre.

Alors que cette séparation a été pour moi un déchirement tant je m'étais habituée à sa présence près de moi, il s'avère que pour elle ce changement ne semble pas être un bouleversement trop intense.

En effet, même si elle ne s'endort pas de suite, elle sombre tout de même assez rapidement. Il y a bien un peu de chouinages pendant quelques minutes mais je dois admettre que même dans notre lit, très souvent, elle rouspétait un peu avant de s'endormir. Donc, pas question de mettre ces courts pleurs sur le compte de la séparation.

Je n'aurais pas l'audace de dire que je regrette que cela ne lui coûte pas plus que cela de dormir loin de moi (oui, j'exagère, elle dort dans la chambre près de la nôtre... on ne peut pas faire plus près) car je sais que c'est bon pour elle de se retrouver dans l'espace qui lui est propre et que nous nous sommes plu à préparer et décorer avant sa venue. Mais tout de même, je dois bien avouer un petit pincement au coeur.

Alors je l'admets, ce soir, par un geste qu'elle a fait et que j'ai su reconnaître, j'ai su qu'elle pensait à moi et cela m'a fait du bien...

En effet, ma Pépette que j'allaite a pris l'habitude que je lui caresse tendrement la tête à chaque fois que je lui donne le sein. J'adore par ce geste lui faire savoir que je l'aime, que je la trouve douce et adorable et qu'elle peut être fière d'être la petite fille qu'elle est.

Donc, ce soir, alors qu'elle pleurait un peu avant de sombrer dans les bras de Morphée, j'ai constaté que lorsqu'elle prenait ses doigts pour se rassurer, dans le même temps, de son autre main, elle cherchait à se caresser maladroitement la tête. Mon adorée tentait de reproduire ce geste que je lui prodigue plusieurs fois par jour. 

Pourtant, sachant que nous la mettons encore à dormir dans sa nacelle disposée dans son lit à barreaux, faire ces tentatives n'est pas chose aisée car l'étroitesse de ce berceau improvisé fait qu'elle se cogne souvent le coude en essayent d'atteindre son petit crâne. Malgré cela, elle répète ces tentatives et arrive tant bien que mal à reproduire cette caresse rassurante que je lui donne lorsqu'elle est dans mes bras...

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Non, le romantisme n'est pas mort!

Isabelle dans les étoiles ● jeudi 26 janvier 2012

À la base, j'ose me considérer comme une personne n'ayant pas de préjugés. Alors qu'en fait, comme tout le monde, j'en ai. Pas trop j'espère et surtout pas trop malsains. Mais quand même... j'en ai.

Pour preuve, j'avais tendance à croire que les ados d'aujourd'hui à force d'avoir, dès le plus jeune âge, accès trop facilement à toutes les infos en matière de sexe, étaient forcément plus intéressés par l'acte sexuel en soi que par les sentiments.

Autant j'imaginais aisément de jolies histoires d'amour dans les cours de récréation de l'école primaire, autant au lycée, j'étais convaincue que ne devait primer que les techniques d'approches pour aller direct au plumard (ou au sofa tout dépend).

Aujourd'hui en prenant le bus, j'en ai eu un démenti. Car oui, en plus d'avoir des préjugés, j'ai la fâcheuse tendance de laisser mes oreilles traîner dans les lieux publics et les transports en commun (mais bon je les lave après... mes oreilles). Ben oui, j'épie pas mes voisins mais par contre j'adore saisir ces petits moments de vie ridicules ou touchants, vulgaires ou délicats, c'est selon...

Bref, tout ça pour vous dire que dans le bus, je me suis retrouvée derrière un de ces spécimens d'adolescents. Pour en brosser un rapide portrait: la dégaine nonchalante en jeans et baskets mais au pull plutôt classique; les cheveux négligés mais ouf... au moins pas de coupe à la Justin Bieber et la voix qui n'a pas fini de muer mais aux inflexions marquées par la cité. Il est en train de discuter sur son portable et je comprends rapidement que son interlocuteur est une interlocutrice, mieux, il s'agit de sa petite amie.

Ça démarre de façon plutôt banale puisque mon ado indique à sa dulcinée qu'il part faire renouveler sa carte de bus et qu'il compte passer à la boulangerie s'acheter un pain au chocolat.

"_ Tu aimes ça les pains au chocolat?
  ...
  _ Moi, j'adore ça. Avec la petite barre de chocolat dedans, c'est trop bon! Hum! Hmm! (moi, avec mon esprit super mal placé, je me dis à l'audition des intonations de ces fameux "hmm": "Ça y est voilà que c'est en train de dégénérer cette discussion. Fallait s'y attendre!")

Ça semble même se confirmer:
  _ Tu veux pas que je t'en ramène un petit bout?... même un tout petit bout? Hmm! Hum! ("Ben oui, tu m'étonnes que tu essayes de le "refourguer" ton p'tit bout, petit pervers"). Ça me rappelle quand j'étais petit. J'adore manger ça avec un bol de chocolat ("?!? Oula! c'est quoi ça? On quitte le registre de la pornographie à la petite semaine? On fait dans la nostalgie à la Proust!?! Il y a quelque chose qui m'échappe là...")

Puis, changement de sujet:
  _ Qui est-ce qui t'a appelée? (...) Qui? (...) Lui? (...) Et tu lui as répondu??? (...) Mais il sait que tu es avec moi? (...) Tu lui as pas dit? (...) Il est pas dans tes amis au moins? (Facebook pour ceux qui n'auraient pas saisi ;-) Nan? Alors ça va. Mais faut lui dire qu'on est ensemble, hein? ("Un ti gars doucement jaloux mais pas à se mettre furibard pour rien, c'est trop choupi".)

  _ Tu sais que j'ai envie de te faire plein de surprises? (...) Je sais pas, c'est comme ça, j'ai envie de te couvrir de surprises tous les jours. (...) Ben oui, c'est comme ça. Ça me plaît l'idée de te couvrir de surprises. (...) Ben je sais pas moi... de t'offrir des glaces au chocolat, des fleurs...

Le reste m'est devenu inintelligible parce qu'arrivés au terminus, il s'est levé pour descendre du bus.

Hormis le fait délicieusement amusant qu'il semblait faire une fixation sur le chocolat, cet ado m'a démontré que non, le romantisme n'est pas mort...

Gus Van Sant "Elephant" © MK2 Diffusion

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Bertrand BETSCH "Pour une chance"

Isabelle dans les étoiles ●

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Être mère #5

Isabelle dans les étoiles ● mercredi 25 janvier 2012

Voici ma contribution au rendez-vous hebdomadaire de Babidji.

Babidji "Être mère"

Être mère, c'est pour la première fois ce soir, mettre à dormir ma Sucrette seule dans sa petite chambre.

Sous le prétexte, je le reconnais, fallacieux de l'allaitement, j'avais fait en sorte de pouvoir garder mon adorée à portée de moi jusqu'à aujourd'hui.

Et puis, alors que ma Pépette prendra 5 mois le 29 janvier, après en avoir discuté avec le Papou, décision a été prise de mettre la princesse à dormir dans SON lit où il n'y a qu'un matelas et aucun petit pois.

Psychologiquement, pour moi, ça n'a pas été simple. Il était initialement question de conduire cette première expérience hier soir... mais je n'ai pas pu. Arguant que nous allions tout foirer parce que nous y prenant trop tard dans la soirée, j'avais obtenu un sursis.

Pour éviter de trop y penser tout au long de la journée, j'ai proposé que nous allions nous balader en ville avec Chéribibi puisqu'il était de repos.

Nous avons flâné le long de la Garonne, déambulé dans le quartier Saint Cyprien, écumé les bouquinistes et disquaires, trouvé un chouette gilet coloré et un tee-shirt orange (oui encore!) pour la Sucrette. Pour finir, nous sommes allés siroter un thé à la menthe au mythique "Délices de Tunis".

Et puis voilà, il a bien fallu rentrer alors que la nuit commençait déjà à tomber. Sursis terminé, angoisse vrillée au corps.

Nous avons fait prendre son bain à la Sucrette, mangé en regardant les infos puis l'heure est venue. La mort dans l'âme comme s'il avait fallu que je monte sur l'échafaud, j'ai donné une dernière tétée à la Sucrette et lui ai passé sa turbulette. Pour rendre la séparation moins douloureuse, le Papou avait disposé la nacelle dans laquelle elle dormait près de nous jusqu'à présent dans son lit et au fond de celle-ci j'ai laissé le tee-shirt que j'avais porté aujourd'hui.

Alors oui, ma Sucrette ne s'est pas endormi d'un claquement de doigt. Pour autant, ce ne fut pas aussi laborieux que ce que nous craignions. Nous lui avons lu une histoire de marchand de sable, lui avons souhaité bonne nuit et éteint la lumière. Comme pour nous deux, il était hors de question de la laisser pleurer seule, nous sommes restés dans le noir près d'elle jusqu'à ce qu'elle s'endorme.

Tout le temps qu'elle pleurait dans son lit, j'ai laissé ma main sur sa poitrine et profitant de l'obscurité, j'ai moi aussi pleuré. Tout doucement pour ne pas l'effrayer mais oui, j'ai bien pleuré.

Une fois sortie de sa chambre à tâtons, j'ai encore pleuré dans les bras du Chéribibi parce qu'il fallait bien que ça sorte.

Et là, maintenant, c'est lui qui reste l'oreille quasi collée au babyphone pour s'assurer que la Sucrette fait bien de doux rêves.

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Le buzz du moment: « À votre écoute, coûte que coûte »

Isabelle dans les étoiles ●

Lancée sur les ondes de France Inter le lundi 16 janvier, l'émission « A votre écoute, coûte que coûte » crée le buzz. Cette pastille d'une dizaine de minutes et diffusée du lundi au vendredi à partir 12H20 a déjà récolté moult commentaires sur le site de la station. Pour beaucoup ceux-ci sont rédigés par des auditeurs furieux, indignés, au mieux consternés. 

Constatez par vous-même:

"Émission honteuse à bannir de la grille des programmes", s'indigne Jacques,

"Bonjour, je suis navré et désespéré d'avoir écouté ces quelques minutes d'échanges entre: des êtres humains? Lard ou cochon, de ces échanges je n'en perçoit que manque de respect, banalisation et manque d'intelligence humaine. C'est du service public ? Quel service donnent-t-ils aux personnes? Quel sens véhiculent-t-ils? Certainement pas la valeur de l'Homme et sa complexité", s'émeut Al,

"J'ai "pris l'émission en cour de route" en voiture.
J'ai regardé 2 fois l'indication radio sur le tableau de bord croyant que j'étais sur une autre fréquence. Je me suis dit que l'électronique "ça déconnait drôlement souvent". Je réécoute l'émission en pod-cast, histoire d'entendre ce à quoi j'avais échappé. Et là j'avoue, je reste perplexe !
En tout cas, voilà qui est plus surprenant que l’annonce de la perte du triple A !
" s'étonne Gaëlle.

Qu'est-ce donc que cette émission qui fait polémique?

Voici un extrait du communiqué de presse annonçant l'émission : "France Inter renoue avec la grande tradition des émissions de service et de libre antenne et propose tous les jours à partir du 16 janvier un nouveau programme pour les auditeurs. Chaque jour, à 12 h 20, Philippe de Beaulieu, médecin et Margarete de Beaulieu, psychothérapeute, répondront aux interrogations, aux attentes, mais aussi aux doutes des auditeurs(...)"

Dans les faits, l'émission démarre avec un générique qui n'est pas sans rappeler ceux des émissions de l'époque de l’ORTF et s'accompagne d'une devise en latin "anima sana in corpore sano", à savoir "un esprit sain dans un corps sain".

Contre toute attente, les propos tenus par ces deux professionnels de santé ne sont pas politiquement corrects et leur ton est même carrément condescendant à l'encontre des auditeurs qui les appellent.

Dans la première émission, Julien fait état de ses problèmes d’entorse. En raison de l'affluence trop importante aux urgences, il n’a pu être correctement diagnostiqué. Il conclut ainsi : "Faut être chômeur pour avoir le temps de se soigner, mais faut bosser pour cotiser à la sécu !"

Dans un autre registre, les propos de la deuxième émission ne peuvent que laisser l'auditeur éberlué. Ainsi concernant des soupçons de pédophilie entre un adulte et un adolescent, l’animateur conclut que sachant que l'homme est prognathe, ce ne peut être qu'un affabulateur (!).

Mercredi, père d'une famille nombreuse et sans papiers, Jean-Louis s'inquiète pour la santé de ses enfants. En effet, sa famille vit dans une chambre de 8 m2 fournie par un marchand de sommeil et il s'avère qu'il y a du plomb dans la peinture de ce lieu insalubre. Il s'interroge donc sur le potentiel risque de saturnisme. Bien que parlant avec un fort accent africain, ses propos sont  clairs et on ne peut qu'être touchés par son inquiétude. Malgré tout, les deux médecins semblent ne rien comprendre à ce qu'il explique. "Vous faites un peu peur avec votre histoire de marchand de sommeil là. Il ne faut pas acheter des médicaments à n'importe qui. Pas de somnifères pour les enfants, hein!", lance Philippe de Beaulieu. Coup de grâce, ce dernier va même jusqu'à dire à l'auditeur "Moi, pas comprendre tout".

Pour la quatrième émission, Eléonore, de Vichy, appelle pour témoigner. Après avoir fait l’éloge de cette ville d’Auvergne, l’animateur prévient : "Il faut garder sous silence ce terrible événement qu’a connu la ville...(silence)... Le terrible incendie de 1933 bien sûr."

On comprend que l'auditeur se montre horrifié face à des propos racistes, homophobes ou sexistes, j'en passe et des meilleurs. Sauf que l'émission est un canular!


France Inter: derrière "A votre écoute", Zabou... par lesinrocks

Les deux spécialistes seraient des personnages fictifs car après un petit tour sur la toile, on ne trouve pas trace de ceux-ci. Il s'agirait en fait de deux comédiens.

Les Inrockuptibles rapportent que "France Inter souhaite pour l'instant garder le mystère sur leurs identités. Mais les couloirs de la maison ronde ont livré leurs secrets. "Je suis quasiment certain que c’est Zabou Breitman car je l’ai croisée plusieurs fois ces derniers temps. L’autre animateur ce serait Laurent Laffite mais je n’ai pas eu confirmation", explique un journaliste à France Inter. La radio dément. Mais un lien désactivé sur le site de la radio confirme : "A votre écoute, coûte que coûte - par : Zabou BREITMAN, Laurent LAFFITE - réalisé par : Yann CHOUQUET". Yann Chouquet est, lui, un vrai réalisateur de France Inter". 

Les auditeurs qui téléphonent à cet improbable couple seraient quant à eux également fictifs. Le fameux sans-papiers africain par exemple, ne serait autre que le comédien Omar Sy du SAV de Canal + que l'on a également pu voir dans l'incontournable "Intouchables" au cinéma.

La vérité établie, il n'en reste pas moins qu'on ne peut être que partagés à l'écoute du contenu de ces émissions. D'aucuns diront qu'en son temps Desproges n'y allait pas non plus par quatre chemins pour rire de tout, surtout des sujets les plus graves (lorsqu'il parlait du cancer par exemple) et qu'être caustique n'a jamais tué personne. Certes... Moi la première, j'adore, que dis-je... j'adule Pierre Desproges et pourtant... pourtant, je ne sais trop que penser de cette émission radiophonique qui en dérange beaucoup, en enthousiasme autant...

Moi la première, "ma bonne conscience" m'a fait me rebeller lorsque j'ai entendu les propos insanes de ces deux "spécialistes". J'ai même eu une vague envie de vomir à l'écoute des remarques xénophobes à l'endroit de cet "auditeur" africain.

Maintenant que je suis consciente qu'il ne s'agit que d'une grosse blague, le malaise ne m'a pourtant pas quittée...

Certes, je reconnais que les comédiens font montre d'un indéniable talent puisque nous sommes beaucoup à être tombés dans le panneau mais je m'interroge sur le bien-fondé de cette émission. Si elle titille les consciences, son côté quelque peu sordide me met mal à l'aise. J'en suis à me demander ce qui me dérange dans tout cela.

En cette veille d'élections présidentielles, ces virgules radiophoniques mettent en lumière tous les travers des Français d'aujourd'hui qui font que nous nous sommes retrouvés il n'y a pas si longtemps avec un certain Lepen au second tour et je comprends que c'est cela qui me bouleverse vraiment. On veut croire que non, nous ne mangeons pas de ce pain-là, que nous avons une conscience, une estime de son prochain. C'est une évidence! Et pourtant... on s'indigne de ces propos tenus, de ces idées reçues mais dans les faits, dans notre vie de tous les jours, à rester immobile, à être sourds à la douleur de tant de personnes, à force de cette indifférence dont nous nous défendons bien mollement, ne sommes-nous pas en train de devenir aussi peu fréquentables que ces personnes qui nous répugnent...

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Ces jouets venus de l'étranger

Isabelle dans les étoiles ● lundi 23 janvier 2012

Nul ne l'ignore, aujourd'hui, la presque totalité des produits que nous consommons ne sont pas fabriqués sur notre territoire. Plus exactement, les marchés occidentaux sont envahis par les produits fabriqués dans les pays asiatiques. Tant et si bien que le "made in France" est devenu depuis peu un enjeu dans la campagne présidentielle de 2012.

Si certains de ces produits asiatiques s'avèrent être de bonne qualité, d'autres sont interdits dans de nombreux pays du fait de leur dangerosité.

À l'heure où nous nous retrouvons parents, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur cette potentielle dangerosité des jouets que l'on offre à notre Sucrette. Le moins que l'on puisse dire c'est que les enfants d'aujourd'hui croulent sous l'offre de jouets en tout genre. Déjà, à mon époque (j'ai 35 ans pour info), je trouvais que nous étions largement lotis en comparaison de ce qu'avaient pu posséder nos propres parents au même âge.

La multiplication des produits dérivés des dessins animés et films destinés au jeune public n'a de cesse de s'accroître. Les grandes marques largement installées depuis des décennies cogitent inlassablement à la conception de nouvelles collections ou extensions de collections déjà existantes pour "étoffer" toujours davantage leur offre. Tout nouveau personnage, tout nouveau gadget a d'entrée vocation à ravir nos chères têtes blondes... en réalité, la vocation est plutôt de faire raquer les parents sous le prétexte de faire le bonheur de leur progéniture. Et ils savent y faire ces industriels du jouet!

L'heure étant au profit à tout crin, ces fameux grands groupes pourtant largement bénéficiaires ne semblent pas toujours très regardant sur la qualité des produits qu'ils font fabriquer à l'étranger. 

Je veux bien croire qu'il existe des cahiers des charges stricts quant aux processus de fabrication mais force est de constater que trop souvent des produits passent au travers des mailles du filet. Il suffit de se remémorer le chiffre effarant des 18 millions de jouets rappelés par Mattel en 2007 pour teneur en plomb trop élevée et aimants risquant d'être avalés par les jeunes enfants...

Même des marques dont j'apprécie la qualité et le design comme Moulin Roty et Sigikid ont installé la presque totalité de leurs ateliers à l'étranger. Quand on navigue sur leur site respectif, le premier met en avant son engagement qualité pour s'assurer de la sécurité de ses jouets et le second présente son engagement dans divers domaines: responsabilité, sécurité, facteur humain, environnement et production mondiale. Pour autant, pour Sigikid, malgré la bonne volonté dont ils semblent vouloir faire preuve (aborder la problématique du respect des droits de l'homme dans les pays où ils sont implantés), début 2011, l'entreprise a dû rappeler des tasses en mélamine dont la teneur en formaldéhyde était anormalement élevée.
 
Le doudou de ma Sucrette

Sauf rares exceptions, les jouets que possède déjà notre Sucrette viennent de l'étranger. À même pas 5 mois, la donzelle possède une panoplie de doudous, jeux d'éveil et j'en passe dont nous n'avons pas nous-même fait l'acquisition mais que nous nous sommes vus offrir. Si je ne critique pas en soit le fait de voir ma fille recevoir tant de jouets, je ne peux que m'interroger sur ce "besoin" de posséder autant surtout lorsque l'on sait où cela a été fabriqué. 

Pour en revenir à la marque Sigikid,  celle-ci parle de son choix d'une production à l'étranger en ces termes: "Les avantages d'une production internationale sont tout à l'avantage de nos clients partout dans le monde et permettent à plus de familles de pouvoir acheter nos produits".

Et c'est là que le bât blesse: notre désir de consommer encore et toujours. Je comprends qu'on veuille gâter nos enfants chéris mais est-ce la quantité de jouets qui permet d'évaluer la qualité de notre affection, de notre amour?

Pour ma part, à défaut de tendresse, ma mère m'inondait de poupées, peluches et autres jouets et pourtant les meilleurs souvenirs de jeux que j'ai aujourd'hui sont liés à un lapin en caoutchouc que j'avais prénommé Sosthène et un petit cochon tire-lire en papier de couleur jaune qui sortait tout droit d'un prospectus pour une banque. Et plus que ces jouets, ce qui m'aura marquée, c'est bien ce manque d'amour qui me handicape encore aujourd'hui...

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Winter Photography #4

Isabelle dans les étoiles ●

Voici l'oeuvre d'un photographe canadien d'Ottawa dans l'Ontario. Ce passionné possède initialement une formation dans le domaine du design.

Ses clichés sont disponibles via sa boutique sur Etsy ici.

"In winter with warm tears I'll melt the snow"

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Ab Fab! #2

Isabelle dans les étoiles ● dimanche 22 janvier 2012

Pour suivre le mouvement de Soizic sur son chouette blog Et Louise est arrivée, un petit post sur la tendance hivernale dont l'idée a été lancée conjointement par La Bande à Jules et Chiffons & Co. 

Personnellement, je suis plutôt une adepte des couleurs vitaminées mais le blanc me renvoie au conte d'Andersen que j'affectionnais lorsque j'étais une petite fille "La Reine des Neiges". 

Voici donc une petite sélection un peu fourre-tout qui mélange mode et déco.

Un ensemble Vanessa Bruno que je trouve à la fois simple et élégant.

Vanessa Bruno Automne-Hiver 2011/12

Une chambre où les rêves sont forcément légers.

Honeymoon Sweet Ecosalon

 Une nursery baroque.

White nursery sur In the fun lane

Une déco home made.

Ornements en feutrine sur Etsy


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Pour la Journée Internationale des Câlins

Isabelle dans les étoiles ● samedi 21 janvier 2012

Aujourd'hui je relaye l'idée de mamananonyme d'écrire un petit post sur les câlins puisque le 21 janvier est désormais leur journée internationale.


Personnellement, le câlin est une pratique à laquelle je n'ai pas été habituée petite. Ma mère, certainement rendue froide et stricte par une enfance compliquée, ne m'a jamais fait de câlins. En tout cas, aussi loin que puissent remonter mes souvenirs, je n'ai pas gardé l'image ou la sensation de ma mère me prenant dans ses bras. 

N'ayant donc pas "la pratique" de cette démonstration d'affection, je ne sais pas serrer les membres de ma famille ou mes amis dans mes bras quand la situation le voudrait. Je me sens gauche et ridicule les rares fois où je tente ce geste pourtant combien naturel pour beaucoup.

Même en amour, je ne suis pas très à l'aise avec le câlin. Je crains d'être maladroite. J'ai surtout peur de m'abandonner et de laisser libre cours à ma fragilité.

Avant d'être maman, je craignais de ne pas me montrer câline avec mon bébé, convaincue que quand on ne sait pas faire, rien ne peut changer cet état de fait. J'avais la certitude qu'on ne peut pas mettre en pratique ce que l'on n'a pas appris et ce même en y mettant la meilleure volonté du monde.

Et puis, la Sucrette est arrivée et il se trouve que je suis tombée folle amoureuse d'elle dès le premier instant. Cet amour, j'ai voulu tout de suite le lui faire sentir pour qu'elle sache que j'étais là, qu'elle pouvait compter sur moi, bref, que j'étais sa maman. Et pour lui communiquer tout cet amour que je lui portais, il n'y avait rien de tel que les câlins.

La serrer dans mes bras, la câliner, la cajoler, la caresser, la dorloter, la dévorer de baisers. J'aime sentir sa chaleur et lui communiquer la mienne, j'aime renifler son odeur de lait un peu caillé lorsqu'elle a mangé, j'enfouis mon visage dans son cou tout doux, je hume le parfum de sa petite tête de bébé aux cheveux vaporeux.

Et ces câlins, à même pas 5 mois, ma Sucrette me les rend bien. De sa petite main encore peu assurée, elle me caresse la poitrine lorsque je la nourris. Mieux, depuis quelque temps, elle tend le bras jusqu'à mon visage pour y porter une caresse maladroite mais intense. Elle m'enserre et me serre lorsqu'elle dort sur moi.

J'espère que ces moments que je sais privilégiés dureront le plus longtemps possible...

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Sa fierté

Isabelle dans les étoiles ● vendredi 20 janvier 2012

Hier soir, Chéribibi est monté changer seul notre Sucrette. 

Au bout d'une dizaine de minutes, ils sont tous deux de retour dans le salon où je suis restée. Elle, droite comme un i dans les bras de son Papou, lui, les yeux quelque peu embués.

Pas le temps de demander les raisons de cette montée d'émotion qu'il m'explique déjà que sa Sucrette vient une fois de plus de l'épater.

Depuis ses premiers jours, nous avons pris l'habitude d'expliquer tout ce que nous faisions à notre jolie Pépette et plus particulièrement lorsqu'il s'agit de lui demander de bien vouloir coopérer pour parvenir à la changer sans encombres.

Notre Sucrette âgée de bientôt 5 mois, tient désormais presque parfaitement sa tête et l'engouement du Papou vient précisément de l'usage que la demoiselle a fait de cette capacité alors qu'elle était sur sa table à langer.

Au moment où Chéribibi demande le concours de sa douce pour soulever sa tête afin de récupérer le tee-shirt qu'il vient de lui ôter en le ramenant sous son crâne alors qu'elle se trouve en position allongée, celle-ci le regarde dans les yeux et obéissant à sa demande, soulève sa tête en raidissant son buste.

L'opération se trouve répétée une deuxième fois pour enlever le body. À nouveau, la Sucrette soulève sa tête pour faciliter la tâche de son paternel.

Face à ce nouvel exploit de notre quotidien avec bébé, Chéribibi m'avoue qu'il est presque aussi ému qu'au moment du premier éclat de rire de sa fille. Savoir qu'elle l'écoute, le comprend et agit pour faire en sorte de répondre à sa requête le remplit de fierté.

C'est une évidence: sa Sucrette est formidable!

Body "I'm super" Presque Parfait


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Jolies choses #1

Isabelle dans les étoiles ● jeudi 19 janvier 2012

Voici les quelques jolis objets dont j'ai fait l'acquisition sur le site "Les Filles à la violette" qui est une petite boutique de créateurs présente en ligne mais qui existe aussi en vrai dans la ville de Saint Étienne.

Pochette cookies Wu & Wu

Mini carnet "Mini Labo" Atomic Soda

Miroir de poche "Poupoupidou" Princesse Piou

Badge "On the road" Princesse Piou

Badge "Daphnée" Princesse Piou

Badge "King" Princesse Piou

Badge "Éléonore" Princesse Piou


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Quelle baignoire pour ma Sucrette

Isabelle dans les étoiles ●

Avant la naissance de ma Sucrette, j'ai pas mal navigué sur la toile afin de glaner quelques avis sur les diverses baignoires proposées aux futures mamans dont je faisais désormais partie. 

J'avais entendu parler d'une baignoire dite "écologique" pour différentes raisons et surtout conseillée semble-t-il par des sages-femmes. Il s'agit de la baignoire Shantala du même nom que le fameux massage traditionnel indien qui a fait les beaux jours de Frédérick Leboyer.

Baignoire Shantala de Popolini

Facile à trouver sur le net (essentiellement sur les sites dits "nature"), d'un prix abordable surtout en promo (je l'ai trouvée  à 14€40 sur www.greenweez.com) et disponible dans les couleurs vitaminées que j'affectionne (je l'ai achetée en jaune), je n'ai pas longtemps hésité entre elle et ses concurrentes classiques.

Voici la description du fabricant Popolini:
 
La baignoire Shantala est confortable, pratique et agréable
 Dans cette petite baignoire toute ronde, votre bébé peut prendre son bain dans une position foetale rassurante et confortable ; comme dans le ventre de maman : bien à l'aise, entouré d'eau bien chaude et sans aucun risque de prendre froid.
Pour goûter aux plaisirs du bain de la naissance jusqu'à l'âge de 1 an environ.
 
Les avantages de la Shantala :
- La Shantala aide à prévenir les coliques : de bonnes nuits en perspective pour maman et bébé!
- La Shantala est spécialement adaptée aux prématurés.
- La Shantala préserve l'environnement : elle consomme beaucoup moins d'eau qu'une baignoire traditionnelle (juste 15 à 20 cm de hauteur d'eau suffit)  et maintient l'eau à bonne température pendant au moins 20 minutes.
- La Shantala est légère même remplie : un précieux avantage pour les mamans qui viennent d'accoucher. Ergonomique, elle permet de donner le bain dans une position confortable, le dos bien droit.
 
Dimensions : 36 cm diamètre (37 cm en haut de la baignoire, 26 cm au fond).

Comme pour tout produit, il y a des avantages et des inconvénients à cette sympathique petite baignoire. 

Notez tout de même avant toute chose que, suivant les recommandations qui m'ont été faites à la maternité où j'ai accouché, j'effectue le savonnage de ma Sucrette sur sa table à langer (pour les puéricultrices rencontrées, c'est une aberration que de vouloir rincer bébé avec une eau rendue savonneuse par le lavage). La baignoire ne me sert donc qu'au rinçage de ma Pépette.

Les avantages:

- La forme de la baignoire Shantala rappelle effectivement au bébé l'utérus de sa maman. Étroite et enveloppante, cette baignoire lui permet de se recroqueviller en position foetale. Le bébé s'y sent bien et en sécurité. 

C'est ainsi que lors de son premier bain à la maison, passé l'angoisse de cette nouvelle mise en situation, ce moment s'est transformé en parenthèse de plaisir où nous avons pu voir notre Sucrette cesser de crier d'un seul coup et se détendre, oubliant toute inquiétude...

La preuve en images:

La 1ère mise au bain...

... après quelques instants.

La baignoire étant verticale, l'eau, moins exposée à la température extérieure, se refroidit beaucoup moins vite, ce qui permet au bout de chou de barboter plus longtemps.

- L'autre gros avantage est incontestablement la faible consommation d'eau. En effet, plus étroite qu'une baignoire classique, il n'y a pas besoin d'y mettre beaucoup d'eau pour qu'une fois assis dedans, bébé ait de l'eau jusqu'aux épaules. Voilà une bonne nouvelle pour l'environnement et pour notre facture d'eau!

Évitez d'ailleurs de mettre trop d'eau car bébé aurait vite fait de boire la tasse! Cela dit, on prend rapidement l'habitude de jauger d'un simple coup d'oeil la quantité nécessaire.

- Légère même pleine, la baignoire Shantala peut se placer partout. On peut donc la positionner de sorte à donner le bain à la hauteur qui convient le mieux.

Personnellement, je n'ai jamais testé de donner le bain autre part que dans la salle d'eau parce qu'au final, il s'avère que c'est le lieu le plus pratique par manque de place dans d'autres pièces de la maison.

Par contre, l'avantage de cette légèreté pour mon utilisation s'est bien fait sentir au moment de la vidange du récipient. Un simple coup de poignet suffit à retourner la baignoire pour la vider en une fois.

Les inconvénients:

- Ne pouvant recevoir de transat, il faut tenir son bébé en passant son bras derrière sa tête et en le maintenant fermement.  Les premiers bains ne sont donc pas dénués d'une certaine angoisse tant on craint de laisser glisser sa fragile progéniture. D'ailleurs, extraire son bébé de cette baignoire lorsqu'il n'a qu'un format crevette requiert une certaine dextérité et une bonne confiance en soi, il faut bien l'avouer!

- Il est assez compliqué de rincer correctement les cheveux de bébé. Sa tête n'étant pas penchée en arrière, il y a  plus de risques de lui mettre de l'eau dans les yeux en lui rinçant la tête. Ensuite, c'est un coup de main à prendre et aujourd'hui, cela ne me pose plus problème.

- À 4 mois 1/2, au lieu de sagement poser ses fesses au fond de l'eau, ma donzelle pousse les parois de ses pieds et effectue ainsi des rotations qui me font parfois craindre qu'elle ne m'échappe des mains.

Malgré ces inconvénients, je me suis attachée à cette petite baignoire. J'attends de voir comment ma Sucrette s'y comportera lorsqu'elle pourra s'y tenir vraiment assise. Ma crainte étant qu'alors, la baignoire ne soit déjà presque trop petite...

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Être mère #4

Isabelle dans les étoiles ● mercredi 18 janvier 2012

Voici ma contribution au rendez-vous hebdomadaire de Babidji.

Babidji "Être mère"

Être mère, c'est remuscler la partie haute de son corps en faisant l'économie d'un abonnement à la salle de sport du coin.

En effet, ma Sucrette qui n'aime que les bras au détriment de sa nacelle, son doomoo et même son tapis d'éveil, m'oblige à exercer des muscles laissés en friche depuis de nombreuses années.

Avec ses 6kgs 100 à 4 mois 1/2, je me dois de la porter presque tout au long de la journée.

À bras le corps, tournée vers moi pour discuter toutes les deux; tournée vers l'extérieur pour pouvoir mieux appréhender son environnement et ses occupants.

En écharpe, pour partir en balade dans la Ville Rose, pour faire quatre courses à la supérette du coin et même à la maison pour me permettre d'avoir quelque peu les mains libres pour faire deux ou trois bricoles.

Friande de Superman avant même de connaître le personnage, elle exige que je la fasse voler en la tenant à bout de bras tout en braillant l'air du générique du film dont le paternel qui en avait gardé le souvenir a réussi à me le faire réapprendre.

Résultat, mes biceps, ma sangle abdominale, ma colonne vertébrale (oui, je sais, ça c'est pas un muscle!) et autres pectoraux réduits en compote demandent grâce... en vain!

Sans cesse insatisfaite, ma Sucrette me fait rêver de divers implants bioniques pour arriver à bout de ses exigences.

En attendant, parfois épuisée, lorsque je la fais voler, je me plante de disque et on peut alors me surprendre à brailler l'air de "la Chevauchée des Walkyries" de Wagner qui comme nul ne l'ignore sert de bande originale au film de Coppola... "Apocalypse Now"...

Nan, je ne suis pas une mère indigne et mon objectif est justement d'éviter qu'elle ne finisse comme Christopher Reeve!

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Mon déclenchement à moi

Isabelle dans les étoiles ● lundi 16 janvier 2012

Une fois n'est pas coutume, j'ai regardé l'émission "les Maternelles" sur France 5 aujourd'hui. Ce n'est pas dans mes habitudes car même si celle-ci est désormais présentée par Daphné Bürki dont je suis une inconditionnelle, je n'arrive pas à m'investir dans le visionnage de cette émission.

Daphné Bürki "les Maternelles" F. CAROL/FTV France 5

Alors que je l'adorais à l'époque déjà lointaine où c'était Maïténa Biraben qui la présentait, j'avoue en avoir complètement décroché depuis et le fait d'être maman depuis quelques mois et l'extravagance pourtant rafraîchissante de la Bürki n'y ont rien changé.

Aujourd'hui, pour faire passer le temps pendant que ma Sucrette dormait sur moi, j'ai un peu joué avec la zapette et comme nul n'ignore qu'il n'y a jamais rien à la télé, j'ai navigué sur les programmes pluzz de France 5. Peu inspirée par l'offre proposée, j'ai sélectionné l'incontournable émission pour mamans vautrées dans leur canapé (ça tombait bien pour moi puisque j'y étais).

J'ai donc regardé d'un oeil distrait l'émission du jour qui portait sur le déclenchement de l'accouchement. Le sujet m'a tout de même interpellée puisque je fais partie de celles qui ont été "déclenchées".

Pour ce qui me concerne, mon déclenchement n'est pas dû à une gestation trop longue comme cela peut être le cas pour un certain nombre de femmes. J'étais même au contraire en avance d'un peu moins de deux semaines. Pour moi, ce fut la combinaison d'un certain nombre de paramètres qui conduisit l'équipe médicale qui m'a encadrée ce grand jour à déclencher le travail pour faire sortir ma Sucrette.

Le jour qui précéda mon arrivée à la clinique, j'avais bien constaté que mon ventre avait tendance a devenir plus dur à intervalles plus ou moins réguliers mais comme cela s'était déjà produit les jours précédents et qu'aucune douleur ne se manifestait je suis passée outre ces symptômes. Le soir venu, insomniaque depuis deux bonnes semaines, je laisse Chéribibi gagner le lit seul pendant que je reste dans le canapé à ingurgiter des séries plus affligeantes les unes que les autres. 

Croyez-moi si vous voulez mais ne voilà-t-il pas qu'au moment de vouloir m'allonger sur le canapé et qu'un épisode de la saison 2 de la série créée par Canal + "Hard" défile sur l'écran je me sens soudainement humide. Promis, juré, l'épisode cité n'y est pour rien d'autant que j'avoue trouver cette série très peu "bandante" (au moins, ça s'est dit). Au départ, je constate que cela ressemble un peu aux sécrétions liquides que j'ai pu avoir à certains moments de ma grossesse mais très vite je comprends que je suis en train de perdre les eaux. Conclusion confirmée par une première vague qui vient s'écraser à mes pieds.

Je suis un peu décontenancée car je ne pensais pas accoucher maintenant. J'avais même prévu d'aller me plaindre à la CPAM de Haute-Garonne car j'étais toujours sans nouvelles des allocations de mon congé maternité. C'est vous dire à quel point j'avais bien autre chose en tête ce matin-là.

Pour être parfaitement honnête, tellement épuisée par mes nombreuses nuits sans sommeil et les quelques heures de repos difficilement acquises de façon décalée en journée, j'avoue ne pas parfaitement me souvenir de tout ce qui s'est passé ce lundi 29 août 2011.

Une chose est sûre, la poche des eaux s'est bien percée de façon naturelle mais ma Sucrette n'en a que faire puisqu'elle est encore placée très très haut, presque sous ma poitrine. Suite à ce constat pas très engageant pour le déroulement de l'accouchement, les contractions arrivent en ordre d'attaque mais malgré plusieurs heures de ces festivités, il s'avère qu'elles sont totalement inefficaces. En bref, je commence à avoir mal mais cela n'a aucune incidence sur la position de ma Pépette. Pire, la sage-femme m'annonce que mon col est toujours complètement fermé.

Elle m'informe qu'elle va téléphoner à l'obstétricien qui a suivi ma grossesse afin de savoir quelle procédure adopter en attendant son arrivée. Elle m'explique avant de partir qu'elle pense qu'il va sûrement être nécessaire de me mettre sous perfusion d'ocytocine afin de permettre un travail efficace. Elle revient quelque temps plus tard pour m'indiquer que mon gynéco est allé dans le même sens qu'elle et qu'elle va donc me poser la fameuse perfusion.

©Nicolas Larent

Crevée comme j'étais, je n'ai pas gardé le souvenir d'une application de gel de prostaglandines. Le col étant fermé, je pense que je n'ai pas dû y échapper...

Sachant que l'ocytocine intensifie les sensations du travail, la péridurale m'est proposée dans le même temps. Déjà épuisée par mon absence de sommeil, je ne me vois pas jouant à la valeureuse inutilement, j'accepte tout en bloc et sans regret.

La perfusion si elle se montre effectivement efficace vu que je partais de zéro, n'est pas suffisante pour ce qui est du temps qui m'est en quelque sorte imparti du fait du risque infectieux lié à la rupture de la poche des eaux depuis de nombreuses heures déjà.

Le verdict tombe alors: si dans une heure le col n'est pas suffisamment ouvert, je goûterai à la joie de la césarienne. J'ignore si ces paroles ont eu un effet physiologique après avoir engendré une angoisse psychologique mais lors du passage suivant de la sage-femme, je suis enfin prête pour le passage de ma Sucrette et la demoiselle, enfin conciliante, est engagée dans le bassin.

Je reviendrai sûrement plus en détail sur l'arrivée de ma divine enfant dans un autre post mais je tenais surtout ici à faire la démonstration de la nécessité d'accepter le déclenchement lorsque la situation l'exige.

Quelques femmes, sous le prétexte de vouloir s'opposer à ce qu'elles considèrent comme la "surmédicalisation" de l'accouchement, s'opposent farouchement au déclenchement du travail. Si je peux comprendre le discours qui présente l'accouchement comme un acte naturel, je m'offusque face à l'inconscience de certaines qui préfèrent prendre des risques pour leur(s) enfant(s) et pour elles. Le déclenchement dit médical est à mille lieu des déclenchements pour convenance personnelle (en gros accoucher quand ça arrange tout le monde). La proposition n'est pas faite à la légère et est pertinente.

Me concernant, je me suis même posé la question de savoir si à une autre époque sans cette assistance médicale ma Sucrette et moi aurions survécu. Ma petite qui ne descendait pas n'aurait-elle pas fini en détresse cardiaque et moi épuisée par toutes ces nuits sans sommeil, incapable de faire en sorte que mon corps fasse le nécessaire, aurais-je pu aller jusqu'au bout? Mieux vaut ne pas y penser et remercier la vie d'être née au 20ème siècle...

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